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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 10:25

Alfa Roméo MiTo - AutoRide 02
Plus grosse qu'une Fiat 500 et plus belle qu'une Grand Punto, la MiTo se la joue top modèle

Pour faire face à la très populaire et bourgeoise Mini, à la classique mais efficace 207 ou plus encore à l'accessible Grande Punto, Alfa Roméo a sorti le grand jeu avec la nouvelle MiTo. Citadine au look racé, cette petite sœur de la 147 a pour vocation de séduire une nouvelle clientèle et principalement les jeunes qui n'ont pas pour habitude d'aller vers la marque italienne.

Alfa Roméo MiTo - AutoRide 01

MiTo : derrière ce nom un peu barbare se cache probablement la nouvelle coqueluche des amateurs de citadines sportives. Sans abuser de jeux de mots douteux, la petite dernière du constructeur italien est bien loin d'affabuler sur ses prétentions.


Alfa Roméo MiTo - AutoRide 03

Enfin originale

Plus grosse qu'une Fiat 500 et plus belle qu'une Grand Punto, la MiTo (pour Milano Torino) se la joue top modèle. Pas de doute, c'est bien l'esthétique de la voiture qui fascine au premier regard avec sa grosse calandre en pointe et ses phares surdimensionnés qui donnent une sensation de « jamais vu ». Alfa propose enfin une voiture originale dans un créneau de gamme qui en manquait sérieusement. A l'intérieur, on est tout aussi séduit par la finition ultra soignée avec notamment une planche de bord imitation carbone si vous choisissez la version « Sélective », un tableau de bord moderne à l'allumage rouge ainsi qu'un volant et un levier de vitesse très sport. Autres détails sympas, le lecteur CD MP3, le bluetooth et la connexion iPod, très appréciés des d'jeunes et autres cadres dynamiques. Malgré tout, sous son costume chic et sport se cache une vraie citadine, qui saura également plaire aux femmes. Des dimensions réduites (4 m de long) mais un vrai habitacle spacieux et un coffre profond qui s'agrandit à la demande en rabattant les sièges arrière. La sécurité est totale avec pas moins de 7 airbags, des sièges avant munis du système anti-coup du lapin, un volant rétractable et même un kit de contrôle alcoolémie de série !


Alfa Roméo MiTo - AutoRide 08

Bourgeoise pressée

Trois motorisations sont proposées avec deux essence (1.4 78 ch et 1.4 turbo 155 ch), ainsi que le nouveau 1,6 JTD de 120 ch. Si le châssis provient de la Fiat Grande Punto, Alfa a doté sa MiTo d'amortisseurs spécifiques destinés à améliorer la tenue en virage. A noter également, le sélecteur baptisé DNA qui se trouve près du levier de vitesse, proposant de jouer sur la mécanique selon les conditions de roulage. Les trois positions disponibles, « Dynamic », « Normale » ou « All weather » permettent ainsi d'agir simultanément sur l'assistance de direction, la poussée d'accélérateur et le freinage afin d'adapter le comportement de la Mito à votre conduite.

J'ai pu tester cela à bord d'une version JTD 120 ch en finition Sélective. Loin de n'être qu'un simple gadget, ce système offre beaucoup de souplesse en mode normal (donc de meilleurs consommations) et plus de sportivité en mode dynamique. Typiquement Alfa avec ses suspensions fermes et sa direction directe, la MiTo se faufile en ville et donne un maximum de sensations dès qu'on s'évade à la campagne. Plus bourgeoise que sportive à rythme élevée, elle dispose cependant d'une batterie d'aides à la conduite qui la rende sûre quel que soit la situation.


Alfa Roméo MiTo - AutoRide 09
Alfa Roméo MiTo - AutoRide 10


Coup de cœur

J'avoue qu'après tout une après-midi à son volant j'ai complètement craqué sur cette italienne aux faux airs de « Batmobile » modèle réduit. Alors si le charme de la Mito a su également opérer sur vous, j'ajouterai sur cette petite note typiquement féminine que le coloris blanc de la MiTo est vraiment très, très élégant ! A vous d'essayer mesdames...


Alfa Roméo MiTo - AutoRide 05
Alfa Roméo MiTo - AutoRide 06
Alfa Roméo MiTo - AutoRide 04
Alfa Roméo MiTo - AutoRide 07
Alfa Roméo MiTo - AutoRide 11
Alfa Roméo MiTo - AutoRide 12
Alfa Roméo MiTo - AutoRide 13

Alfa Romeo MiTo 1.6 JTDm 120
120 ch >> 1205 kg >> 19 300 €

Moteur

4 cylindres en ligne Turbo Diesel
1598 cm3, 16 soupapes
120 ch à 3 750 tr/min
320 Nm à 1 750 tr/min

Transmission

Traction, boite manuelle 6 rapports

Roues AV/AR

Pneus : 195/50R16

Frein AV/AR

Disques ventilées 281 mm
Disque 251 mm + ABS

Assistantes

Contrôle de trajectoire VDC + Antipatinage ASR

Poids/Dimensions

Poids à vide : 1 205 kg
Longueur x Large x Hauteur : 4063 x 1720 x 1440 mm
Réservoir : 45 l
Consommation moyenne de l'essai :  6 l / 100 km

Performances

Vitesse maxi : 198 km/h
0 à 100 km/h : 9,9 secondes
1 000 m DA : NC
C02 (g/km) : 126

Budget

Prix : 19 300 €
(finition Selective sur le modèle d'essai : 21 000€)
Puissance fiscale : 6 CV

Véhicule essayé à la concession GTA de Villeneuve Loubet

Par Karine « pas dégourdie ».
Photos Fred « accélère ! » Rouvier

Par Romain - Lyricis - Publié dans : Citadines
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /Oct /2008 10:26

Coup de maître

Dacia Sandero - AutoRide - 09


Malgré un physique pas franchement avantageux, la Dacia Logan a dépassé les espoirs de ventes les plus fous. Après avoir écoulé plus d'un millions d'unités, le tandem franco-roumain Dacia remet donc le couvert avec Sandero, une compacte au look autrement plus actuel. Nouveau coup de maître en perspective ? Réponse dans quelques mois...


Dacia Sandero - AutoRide - 04

 

Vous vous souvenez du fameux slogan « ça ne marchera jamais » que nous avait pondu Renault il y a quelques années ? Sans vouloir faire de mauvais esprit, cela résumait à la perfection ce que je pensais à la sortie en concession de la Dacia Logan. Ok elle n'est pas chère, ok elle est spacieuse, ok elle roule bien, mais qu'est-ce qu'elle est moche ! Comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, j'ai essayé et j'ai compris les raisons du succès : à part le look, elle est parfaite...


Dacia Sandero - AutoRide - 05
Dacia Sandero - AutoRide - 06


Enfin belle

La Sandero arrive donc en corrigeant le défaut principal de sa grande sœur. Outre des lignes bien plus harmonieuses, elle s'offre une carrosserie bicorps d'avantage en rapport avec la demande du marché français. Adieu les sobriquets désobligeants, la Sandero est une compacte équilibrée qui se fond dans la mouvance actuelle, d'un gabarit proche d'une Clio ou d'une 207. L'habitacle a progressé en qualité par rapport à la Logan, même si les plastiques et les tissus restent toujours en retrait par rapport aux cousines de chez Renault. Normal me direz-vous, il faut bien rogner sur certains détails pour pouvoir proposer une auto de 4m02 à moins de 8000 euros !

Pour les équipements, 4 finitions sont au programme : la version de base Sandero, Ambiance, Lauréate et Prestige. Si les deux premières apparaissent un peu chiches au niveau de la dotation, les deux suivantes sont complètes, avec les vitres électriques, ou l'ordinateur de bord. La finition Prestige reçoit en série la climatisation, la radio CD, les jantes alu, un habitacle bicolore ainsi que le volant cuir.

Bonne à tout faire, la Sandero surclasse la Clio III en terme d'habitabilité, avec en prime un coffre de 320 litres qui fait d'elle une authentique petite familiale.

Techniquement, le châssis surélevé et renforcé de la Logan est toujours de la partie ; l'auto étant prévue pour les routes souvent caillouteuses des pays émergeants, la solidité est de mise. Sous le capot, il faut pour l'instant se contenter des deux blocs essence MPI, la variante dCi n'étant programmé qu'en 2009. L'acheteur a donc le choix entre le 1.4 75 ch et le 1.6 90 ch, des moteurs à la puissance suffisante pour une auto ne dépassant pas la tonne à vide.

Nous avons effectué cet essai avec une Sandero 1.4 en finition Lauréate. Sièges et volant réglables en hauteur, direction assistée, vitres et rétroviseurs électriques : difficile de réaliser que l'on évolue à bord d'une authentique lowcost qui s'échange au prix d'un scooter 500 Tmax !

 

Dacia Sandero - AutoRide - 07
Dacia Sandero - AutoRide - 11


Toujours sérieuse

Comme dans la Logan, les premiers tours de roue mettent en avant un confort de roulement de très bonne qualité. Insensible aux défauts de la route, la Sandero préserve les vertèbres sur les raccords de goudron sans le moindre claquement de suspension. Le rapport poids-puissance étant correct, les 75 ch suffisent à s'insérer dans le traffic, d'autant que les 3 premiers rapports de boîte sont assez courts. Cette impression de nervosité s'estompe hélas sur route, avec des reprises pénalisantes lors des dépassements. Si le 1.4 est parfait pour les trajets urbains, le 1.6 conviendra mieux pour les sorties du week-end, en famille. Comptez environs 8 litres de consommation en usage normal, 6 sur route et 10 en ville. Je vous l'accorde, on trouve mieux chez les autres sur ce chapitre, mais c'est cher, beaucoup plus cher !

Sans surprises, le comportement routier reste au dessus de tous soupçons. Emprunté à la Clio II, le train avant rend la conduite plaisante, avec un bon retour d'informations. Même privée de la moindre « béquille électronique » (hormis l'ABS), la Sandero reste neutre et prévenante, le freinage est efficace et les prises de roulis limitées. Seuls les sièges ternissent quelque peu cette belle prestation d'ensemble, avec un maintien du corps quasi-inexistant en courbe, le genre de détail idéal pour finir sur les genoux de sa passagère en moins de deux... Il faut toujours voir les choses du bon côté, telle est ma devise...

 

Dacia Sandero - AutoRide - 08


Succès programmé

Loin du tape à l'œil et du clinquant, la Dacia Sandero se prépare à vivre une carrière au moins aussi exemplaire que celle de sa devancière. Bien dessinée, sûre et confortable, elle laisse ses plus proches concurrentes à des années-lumière d'un point de vue tarifaire, au risque de faire de l'ombre à la Clio et à la Twingo.

 

Dacia Sandero - AutoRide - 10
Dacia Sandero - AutoRide - 02
Dacia Sandero - AutoRide - 03
Dacia Sandero - AutoRide - 01


Par Fred « Slobodan » Rouvier
Photos Thierry « Je l'ai pas reconnu » Santoni

Par Romain - Lyricis - Publié dans : Citadines
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 10:05

Daihatsu Cuore X - AutoRide 01
Super Cuore Kart

Chaque fois que je pars en essai et que je découvre une nouvelle voiture, un tas d'images me vient à l'esprit. La Daihatsu Cuore m'a ainsi transporté très loin, quelque part au milieu d'un circuit délirant qu'à coup sûr vous connaissez tous. Attachez vos ceintures et fermez les yeux : je vous invite à une partie de « Super Cuore Kart » endiablée !


Daihatsu Cuore X - AutoRide 02
Daihatsu Cuore X - AutoRide 03

 

Si James Bond roule en Ford Mondeo, les frères Duke en Dodge Charger et Magnum en Ferrari, vous êtres vous déjà demandé en quoi roulait Super Mario Bros ? A la vue de ses prouesses au volant, notre sympathique héro moustachu a besoin d'un véhicule compact et maniable pour pouvoir se faufiler entre ses adversaires. Il lui faut également un moteur vif et économe, sans oublier un style rigolo et un coloris flashy. Ne cherchez plus, s'il a déjà poussé les portes d'une concession, c'est à coup sûr chez Daihatsu !

 

Daihatsu Cuore X - AutoRide 04
Daihatsu Cuore X - AutoRide 05


Mario, Luigi et compagnie

Très en vogue au pays du soleil levant, les midgets sont des véhicules très compacts spécialement adaptés aux centres-villes saturés. En offrir beaucoup dans un minimum de place, tel est le credo de ces « cubes à roulettes » aux proportions inattendues. Avec ses 3m46 de long, 1m48 de largeur et 1m53 de hauteur, la Daihatsu Cuore affiche ainsi un look très particulier qui ne ressemble en rien à ce qu'on a l'habitude de voir. Vous pensez sûrement qu'avec de telles mensurations, l'habitacle ne pourra accueillir qu'une famille de pygmées urbanisés ? Que nenni : avec des portes s'ouvrant à 90°, Mario et Luigi, pourtant enrobés, peuvent prendre place à bord avec aisance. Un coup d'œil à l'arrière, la banquette coulisse sur 25 cm en offrant, au passage, un maximum de confort à deux adultes. Le coffre est certes très réduit (103 litres), mais les dossiers se rabattent en un clin d'œil, pour charger un maximum de champignons magiques et de fusées...

Si les plastiques utilisés pour la planche de bord et les panneaux de portes font un peu cheap, l'agencement et surtout l'équipement constituent la seconde bonne surprise. Direction assistée, vitres et rétroviseurs électriques, volant et siège conducteur réglables en hauteur, ordinateur de bord et radio CD 4 hauts parleurs, vous avez tout ça pour 9990 euros ! Pour 600 euros de plus, la finition X possède la climatisation, tandis qu'une sellerie cuir est disponible en option. Sachez enfin, avant de partir en découdre avec les tortues et autres champignons volants sur la route, que la sécurité n'a pas été oubliée. Malgré son gabarit et son apparence frêle, la Cuore possède deux airbags frontaux, un ABS avec répartiteur EBD et un système de rétractation de la colonne de direction et de la pédale de frein en cas de choc.

Mario pourra compter sur la vivacité du petit 3-cylindres 1000 cm3 pour batailler avec ses petits camarades. Déjà présent sous le capot des Peugeot 107, Citroën C1 et Toyota Aygo, ce bloc de 69 ch est en effet plein de bonne volonté ; outre une sonorité caractéristique très flatteuse, il ne rechigne pas à grimper dans les tours avec fougue. Il faut dire que la Cuore ne dépasse pas 795 kilos sur la balance, ce qui profite également aux consommations (- 5 l/100km) et à l'écologie (104 g/km de CO2).

 

Daihatsu Cuore X - AutoRide 10
Daihatsu Cuore X - AutoRide 06


Dans la vallée Fantôme

L'heure de la course a sonné ! Me voici donc en pré-grille aux côtés de Yoshi, Luigi, la Princesse Peach et Koopa Troopa. A l'extinction des feux, les 69 ch mettent à mal les 145/80 R13 qui patinent sur l'asphalte surchauffé. La longue ligne droite me permet d'atteindre 170 km/h compteur, avant de « sauter » sur la pédale de frein. J'évite inextremist une peau de banane en répliquant par un tir de carapace verte ! Très stable au freinage, la Cuore plonge dans la première courbe ; malgré une prise de roulis assez prononcée, l'auto n'élargit que très légèrement sa trajectoire. Un coup d'oeil dans le rétroviseur : ça bagarre ferme à quelques centimètres de mon pare-chocs ! Je monte les rapports énergiquement avec le son rauque du 3-cylindres pour mélodie ; l'accélération est franche et même inattendue pour un véhicule de cette catégorie. Malgré cela, Koopa Troopa reste devant et ne s'en laisse pas compter. Il faudra donc tenter le tout pour le tout au freinage. Avec les meilleures distances d'arrêt de la catégorie, la Cuore est dans son élément et me permet de prendre l'avantage à l'approche de la courbe suivante. Comme j'ai pris soin de basculer les dossiers de la banquette arrière pour pouvoir empiler 414 litres d'armes redoutables, la victoire n'est plus qu'une simple formalité...

 

Daihatsu Cuore X - AutoRide 07
Daihatsu Cuore X - AutoRide 08
Daihatsu Cuore X - AutoRide 09


Victoire

Alors, emballez par cette étonnante petite Cuore ? Je vous ai pourtant gardé le meilleur pour la fin : outre un prix serré très compétitif, Daihatsu vous offre l'entretien pendant 5 ans ou 50 000 km. Ajoutez le bonus écologique de 700 euros et ne cherchez pas : la Cuore n'a qu'un seul défaut, celui d'être trop méconnue. Quel homme avisé ce Mario !

 

Par Thierry « Mario » Santoni
Photos Fred « Luigi » Rouvier

Par Romain Lyricis - Publié dans : Citadines
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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /Sep /2008 10:10

Lancia Delta 1.6 Multijet 16 V 120 ch - AutoRide - 01
Question de style

Tombé dans l'oubli sur le sol français à cause d'une gamme vieillissante, Lancia renait de ses cendres avec le retour de la Delta. Autrefois symbole de performance et de sportivité avec 6 titres de champion du monde des rallyes glanés entre 1987 et 1992, l'italienne nous revient sous les traits d'une compact bon chic bon genre, mi-berline mi-break.


Lancia Delta 1.6 Multijet 16 V 120 ch - AutoRide - 02Lancia Delta 1.6 Multijet 16 V 120 ch - AutoRide - 03

 

Un peu laissé pour compte dans la politique du groupe Fiat, Lancia est pourtant l'emblème premium du groupe italien. Végétant depuis de trop longues années, la firme Lombarde tente enfin un véritable come-back avec le retour du fameux patronyme « Delta », absent du catalogue depuis huit longues années.

 

Lancia Delta 1.6 Multijet 16 V 120 ch - AutoRide - 04
Lancia Delta 1.6 Multijet 16 V 120 ch - AutoRide - 11


Originalité de mise

Surfant à contre-courant de la mode actuelle, la « Delta du renouveau » est pour le moins étrange. Sculptée comme une compacte mais aussi imposante qu'un break, elle défriche une orientation stylistique inédite non dénuée de charme. Que ce soit à l'avant avec la large calandre chromée et les phares effilés munis de LED façon Audi, ou bien à l'arrière avec le hayon bombé et les feux (à LED eux aussi) épousant la courbure de ce dernier, les designers s'en sont donnés à cœur-joie. On aime ou on aime pas, mais force est de constater que l'originalité et l'innovation sont de mise !

Reposant sur un empattement gigantesque de 2m70 et dépassant une Audi A3 Sportback de 23 cm, la Delta offre sans surprises un très vaste habitacle. Si l'espace est généreux à l'avant, il apparait carrément royal à l'arrière grâce à la banquette coulissante 1/3 - 2/3. Comme les dossiers peuvent s'incliner jusqu'à 25°, vous obtenez la reine incontestée du segment pour voyager. Le coffre profite de cette modularité avec une capacité intéressante qui varie de 380 à 465 L mais possède, hélas, un seuil de chargement un peu haut et n'offre pas de plancher plat.

Visant à atteindre les classes supérieures au niveau de la vie à bord, la Delta accueille ses occupants avec des matériaux et une finition de très belle facture. Si le style général se montre moins percutant qu'à l'extérieur, aucune faute de goût n'est à déplorer. Mariant subtilement les nuances avec des placages façon alu sur la console centrale et des plastiques de couleurs, l'ambiance est très latine. On apprécie le graphisme des compteurs « rétro », les touches chromées de part et d'autres de l'ensemble hi-fi ou encore les habillages alcantara ou cuir pleine-fleur disponibles en option. Les italiens ont mis le paquet question équipement puisque la version « Oro » d'entrée de gamme possède déjà 7 airbags, une climatisation automatique bizone, un régulateur de vitesse, les 4 vitres et les rétroviseurs électriques, ainsi qu'un autoradio CD MP3 avec commandes au volant. Même les superbes feux à LED font partie de la dotation de série, contrairement à Audi qui oblige à mettre la main au portefeuille sur son A4...

 

Lancia Delta 1.6 Multijet 16 V 120 ch - AutoRide - 12
Lancia Delta 1.6 Multijet 16 V 120 ch - AutoRide - 07


Performances et sobriété

Le long capot nervuré abrite au choix 5 motorisations. Le « downsizing », qui consiste à réduire les cylindrées pour diminuer la pollution, est de mise au niveau des blocs essence puisque l'offre se limite au 1.4 T-Jet, en 120 ou 150 ch. Concernant les diesel, il y en a pour toutes les bourses et toutes les utilisations, avec les nouveaux 1.6 Multijet 120 ch (qui peut recevoir en option la boîte robotisée), 2.0 Multijet 165 ch et 1.9 Multijet Twinturbo 190 ch.

Sur la route, la Delta conforte son statut de berline cossue en faisant très clairement la part belle au confort. Aux antipodes de celles de la tonitruante sportive des années 80, les suspensions filtrent les moindres aspérités de la route, tandis que l'empattement long profite à la stabilité en courbe. Comme le train avant et la direction se montrent très réactifs, on est tenté d'accélérer le mouvement dès que la route devient sinueuse. Hélas, la souplesse de l'amortissement engendre des mouvements de caisse qui s'accordent mal à une utilisation sportive. Il faut dire que la Delta n'a pas été conçu dans cette optique et que ce « défaut » n'apparaît qu'au-delà du seuil qui vous expédie sous les verrous à la moindre rencontre avec la maréchaussée...

Outre le confort et l'espace à bord, la bonne surprise provient de l'excellent 1.6 Multijet 120 ch. En dépit de sa puissance modeste et des 1300 kg de l'auto, il se montre très agréable à utiliser, silencieux, sobre et plein à tous les régimes.

 

Lancia Delta 1.6 Multijet 16 V 120 ch - AutoRide - 08Lancia Delta 1.6 Multijet 16 V 120 ch - AutoRide - 09


Sus aux préjugés !

Originale, pleine de bon sens et moins chère que les concurrentes allemandes avec qui elle espère livrer bataille, la Delta est une excellente auto qui gagne à être connue. Proposée à partir de 21 500 euros en essence et 24 500 euros en version diesel, elle se positionne d'entrée de jeu dans les bonnes affaires du segment.

 

Lancia Delta 1.6 Multijet 16 V 120 ch - AutoRide - 05
Lancia Delta 1.6 Multijet 16 V 120 ch - AutoRide - 06
Lancia Delta 1.6 Multijet 16 V 120 ch - AutoRide - 10

 

Véhicule essayé à la concession EDA de Puget sur Argens.

Par Thierry « on y retourne » Santoni
Photos Fred « Ils ont une MiTo » Rouvier

Par Romain Lyricis - Publié dans : Citadines
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Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /Août /2008 10:25

Version Sport

Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 13


Baptisée GTC, pour Gran Turismo Compact, l'Opel Astra 3 portes diffère sensiblement de la version berline dont elle dérive. A la manière de Citroën avec sa C4 coupé, Opel a en effet développé une carrosserie très spécifique dans le but de séduire une clientèle plus « sportive ». Disponible avec le très performant 1.9 CDTI 150 ch d'origine Fiat, la GTC s'affiche de plus à un tarif très étudié ; le beurre, l'argent du beurre et... les faveurs de la crémière ? Montez avec moi, on va vérifier ça !


Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 11
Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 14

 

Lancé au printemps 2005, l'Opel Astra 3 portes 3ème du nom a choisi de voler de ses propres ailes en se différenciant sensiblement de la berline 5 portes. Si l'appartenance stylistique est indéniable, les 2 modèles n'ont en commun que le capot, les projecteurs et les ailes avant. La GTC, c'est son nom, est donc une version à part entière, une berline aux faux airs de coupé qui ne manque pas d'atouts. Un coupé, c'est classe, ça le fait quand on arrive devant les copains le samedi soir, mais c'est pas réputé pour être pratique. Opel a pourtant su concilier les genres puisque la GTC déborde de dynamisme sans oublier d'être pratique. Plus longue et plus basse que sa demi-sœur à 5 portes, elle préserve, en dépit de son agressivité incontestable, un volume habitable proche de cette dernière. Il faudra certes basculer et faire coulisser les sièges avant pour accéder à la banquette arrière (puisqu'il n'y a que 2 portes, pour ceux qui suivent !), mais 5 adultes pourront prendre place sans se coincer les genoux aux oreilles... Le coffre reste lui aussi identique à la berline, avec une capacité qui atteint 1300 litres une fois les sièges rabattus, un record dans la catégorie.

 

Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 08
Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 12

 

L'ambiance à bord est très germanique, comprenez austère et sans artifice. La position de conduite est bonne, l'équipement complet et la finition de très belle facture, avec des assemblages et des matériaux qui n'ont rien à envier aux meilleurs. Cet univers monochrome peut heureusement s'égayer avec le toit panoramique en verre disponible en option. Celui-ci prolonge le pare-brise sans aucun montant, dégageant une visibilité et une luminosité incomparable dans l'habitacle.

 

Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 10

 

Techniquement très proche de la berline, la GTC utilise logiquement les mêmes moteurs, à l'exception du sulfureux 2 litres Turbo 240 ch qu'elle est la seule à recevoir dans sa version OPC. Nous retrouvons donc les excellents blocs diesel, parmi lesquels le 1.9 CDTI 150, une vieille connaissance qui fait des merveilles sous le capot de l'Alfa 147 notamment. Sans avoir perdu une once de son tempérament dans la transplantation, il se distingue toujours par un couple à bas régime appréciable, avec une excellente disponibilité entre 1400 et 1900 tours, et une plage d'utilisation étendue. Accouplé à une boîte assez bien étagée et très agréable à manipuler, il autorise des performances détonantes dans le clan des compactes diesel. L'Astra file allègrement à 210 km/h, passe de 0 à 100 km/h en à 8,9 secondes et franchit la borne du 1000 m D.A. en 30 secondes. Grâce au couple maxi de 315 Nm, les reprises s'avèrent particulièrement vigoureuses. A un agrément au dessus du lot, il faut ajouter une consommation mesurée. En moyenne et "sans se priver" (comme d'hab'), elle oscille entre 7 et 7,5 l/100 km.

 

Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 09

 

Equipée de ressorts raccourcis de 15 mm et durcis par rapport à la berline, la GTC est une auto vive et saine à emmener à la limite. Confortable aux allures règlementaires, elle dispose d'un train avant suffisamment précis pour canaliser les assauts de la mécanique lorsqu'on la brusque. Un ESP assez discret veille avec zèle en cas d'imprudence : ne vous fiez pas aux dérives du train arrière sur les photos, il a fallu employer le frein à main pour les déclencher !

Bien dessinée, habitable et performante, l'Astra GTC est une auto trop méconnue. Affichée à 24 900 euros dans cette version CDTI 150 Cosmo, elle est pourtant l'une des meilleures affaires du segment.

 

Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 07
Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 06Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 05
Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 04
Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 03
Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 02
Opel Astra GTC 1.9 CDTI 150 Cosmo - AutoRide - 01

 

Par Fred « tu me saoules » Rouvier
Photos Thierry « devant le mur, là » Santoni

Par Romain - Lyricis - Publié dans : Citadines
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 10:00

Mazda 2 - AutoRide - 01

L'obésité est une maladie qui ne cesse de se répandre dans notre société. Si les enfants sont les premières victimes de ce fléau des temps modernes, l'automobile suit également la tendance, avec des véhicules qui ne cessent de prendre du poids au fil des générations. Il existe cependant une lueur d'espoir : la nouvelle Mazda 2 a perdu 95 kg sans faire le moindre sacrifice... Oubliez les cures de Weight Watcher, la japonaise va vous montrez l'exemple !


Mazda 2 - AutoRide - 03

 

A l'heure où nos chères têtes pensantes ne savent plus quoi faire pour décongestionner les centres-villes, les constructeurs s'acharnent bizarrement à rendre leurs modèles de plus en plus volumineux. Comme ces mensurations revues à la hausse s'accompagnent d'une prise de poids nécessitant l'emploi de mécaniques conséquentes et donc polluantes, vous aurez compris que cette tendance va à l'encontre des besoins du consommateurs. C'est en partant de ce constat que Mazda s'est appliqué à contenir le gabarit de sa nouvelle "2". Plus courte (-4cm), plus basse (-8cm) et surtout plus légère (95 kg) que sa devancière, la petite nouvelle affiche une taille mannequin réjouissante. Pour arriver à un tel résultat, les japonais ont réalisé une véritable traque aux kilos superflus ; l'emploi de matériaux modernes tel que de l'acier à haute limite d'élasticité a permis de gagner 26 kilos sur la coque et 13 kg sur les suspensions. Le câblage électrique s'est lui aussi allégé de 3 kg, tout comme les hauts parleurs qui perdent 900 grammes !

 

Mazda 2 - AutoRide - 09

 

Dynamique et compacte, la Mazda dénote face à ses concurrentes joufflues et "monospacisées". Bien campée sur ses voies larges, basse et agressive avec sa ceinture de caisse plongeante, elle affiche un profil dynamique que l'on n'avait plus l'habitude de voir sur des autos de ce segment. Esthétique et de bonne qualité, l'habitacle se montre fonctionnel et accueillant. Un poil moins habitable que les "grosses" de plus de 4m aux places arrière, il propose en revanche un équipement très complet dès le premier niveau de finition. Le coffre est lui aussi dans la moyenne, avec une capacité de 250 dm3.

Sous le capot, 3 moteurs essence sont pour le moment disponibles, en attendant l'arrivée d'une version diesel pour le mois de mars. La gamme se compose donc d'un 1.3 l à seize soupapes et bloc alu de 75 ou 86 ch, ainsi que d'un 1.5 l de 103 ch. C'est ce dernier que je viens de récupérer à l'aéroport de Biarritz ; le constructeur nous a préparé un petit parcours aux pieds des Pyrénées, l'endroit idéal pour mesurer les bienfaits d'une bonne cure d'amaigrissement !

Mon essai débute par quelques kilomètres d'autoroute en direction de Saint Jean de Luz, ce qui me permet d'apprécier la bonne insonorisation et la santé de la mécanique. Bien aidée par ses 975 "petits kilos", l'auto avale la voie d'accélération pour s'insérer, sans peine, dans le flot des usagers. Si les mesures d'accélérations sont du niveau d'une Twingo GT, l'agrément du petit 4-cylindres dans les tours le rend très sympathique à cravacher... jusqu'à 130 km/h ! La 5ème est enclenchée, il ne me reste plus qu'à somnoler en appréciant l'absence de bruits d'air parasites, témoin d'un aérodynamisme léché...

Arrivé (enfin) sur le réseau secondaire, la Mazda 2 se montre à nouveau à son avantage. Si certains de mes (vieux) confrères ont trouvé les suspensions un poil ferme, je me suis, pour ma part, régalé au volant d'une auto vive et agile. Il faut dire que la précédente génération offrait déjà un comportement dynamique de haut niveau et que Mazda tient absolument à préserver cette notion de plaisir. Le plus étonnant reste la consommation : avec seulement 7,5 litres en poussant l'auto dans ses derniers retranchements, l'autonomie dépasse 550 km.

Je me suis ensuite glissé au volant d'une version munie du 1.3 l 75ch. Une fois de plus, le poids contenu fait des miracles, puisque l'auto conserve une bonne dose de vivacité, même en utilisation extra-urbaine. Relativement coupleux à bas régime et volontaire en grimpant à l'assaut du compte-tours, ce petit bloc très moderne ne rejette que 129 grammes de C02/km pour une consommation qui oscille entre 4,6 et 7 litres.

 

Mazda 2 - AutoRide - 10

 

L'initiative de Mazda est à saluer. A l'heure où l'écologie est au centre de toutes les préoccupations, la Mazda 2 semble montrer la voie à ses concurrentes. Pour moins consommer, il faut un moteur plus petit, pour continuer à avancer, il faut diminuer le poids. Le docteur Mazda semble avoir établi le bon diagnostique, lisez attentivement son ordonnance et savourez les bienfaits de sa thérapie ! Comment, vous n'arrivez pas à lire ce qui est inscrit ? Je vous aide : Mazda 2...

 

Mazda 2 - AutoRide - 07
Mazda 2 - AutoRide - 02

Par Thierry "pantalon à carreaux" Santoni
Photos Fred "Olivia" Rouvier

Par Romain - Lyricis - Publié dans : Citadines
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Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 10:00

Viva Espana !


Seat Ibiza 1.9 TDI 105 Sport - AutoRide - 12


Le fer de lance du constructeur espagnol fait peau neuve à l'occasion d'une 4ème génération pleine d'ambition. Plus spacieuse, mieux équipée et moins polluante, la new Ibiza est parfaitement dans l'air du temps, avec en prime des tarifs attractifs.


Seat Ibiza 1.9 TDI 105 Sport - AutoRide - 01

 

Après sa victoire face à l'Allemagne à l'Euro 2008, l'Espagne est sous les feux de la rampe. Profitant de ce contexte euphorique, la nouvelle Ibiza fait son entrée en concession, 25 ans après la toute première version.

 

Seat Ibiza 1.9 TDI 105 Sport - AutoRide - 02
Seat Ibiza 1.9 TDI 105 Sport - AutoRide - 03
Seat Ibiza 1.9 TDI 105 Sport - AutoRide - 04


Esprit latin

Seat, constructeur latin par excellence poursuit ainsi le renouvellement de sa gamme avec cette compacte à fort pouvoir de séduction, inspirée de la Leon. Exit les lignes rondouillardes et bonjour sportivité avec un dessin fait d'arêtes saillantes et de courbes inspirées. Cette harmonie rend l'auto plus fluide, en dépit d'un gabarit revu à la hausse (+8cm en longueur), et surtout plus désirable. Si l'habitabilité ne progresse que de façon discrète aux places avant et arrière, le coffre atteint quant à lui 292 litres, s'adjugeant au passage le record de la catégorie.

Plus sportive au premier coup d'œil, la nouvelle Ibiza l'est également lorsqu'on pénètre à l'intérieur. Abaissée de quelques centimètres, l'assise s'éloigne de la tendance monospace pour offrir au conducteur un meilleur feeling, tandis que le volant trois branches, le pommeau de vitesse court et les compteurs cerclés de chrome fleurent bon le course. La planche de bord est claire et bien agencée, avec une assez bonne qualité perçue. Rien ne manque à l'appel au chapitre équipement, si ce n'est l'absence inexpliquée de la jauge de température d'eau moteur... La liste d'options permet d'enrichir la dotation de série, avec notamment le « Pack Technique » qui comprend un capteur de pluie, l'aide au stationnement et le rétroviseur intérieur automatique jour/nuit.

 

Seat Ibiza 1.9 TDI 105 Sport - AutoRide - 13


Ecolo-sportive

Techniquement, l'Ibiza inaugure la nouvelle plate-forme du groupe Volkswagen dont héritera la nouvelle Polo mais aussi la future Audi A1. Plus rigide mais surtout plus légère, cette structure inédite a permis de gagner 50 kg sur la bascule malgré le gabarit et l'équipement revu à la hausse. Statu Quo en revanche pour les motorisations puisque nous retrouvons pour l'instant les mêmes blocs que sous le capot de la précédente génération : essence 1.2 70 ch, 1.4 85 ch, 1.6 105 ch, diesel 1.4 80 ch et 1.9 105 ch. C'est ce dernier qui anime notre Ibiza d'essai ; toujours équipé des fameux injecteurs-pompe, il pêche par une sonorité rugueuse mais délivre sa puissance avec force, offrant du coup beaucoup de sensations. Ce fonctionnement on/off oblige à jouer de la boîte sous 2000 tr/min mais rend la conduite très ludique lorsqu'on cherche à s'amuser. J'entends déjà la clameur écologiste s'élever contre mes propos sur le plaisir de conduite ; l'Ibiza TDI 105 ne rejette pourtant que 119 g/km de CO2, grâce à son poids contenu (1125 kg) et à de nouveaux réglages moteur. Le filtre à particule est également livré en série, faisant de l'espagnole une des voitures les plus propres de sa catégorie. Non seulement vous repartirez de chez votre concessionnaire au volant d'une voiture performante, mais vous aurez droit, en prime, à un joli chèque de 700 € de bonus écologique. L'économie se retrouve également à la pompe, avec une consommation moyenne de 5 litres qui autorise près de 1000 km avec un plein.

Sur la route, l'Ibiza joue là aussi la carte de la sportivité, avec des suspensions fermes, une direction directe à l'assistance bien calibrée et un train avant incisif. Stable et homogène, avec une légère tendance sousvireuse, elle reste néanmoins joueuse lorsqu'on la provoque. Ce petit côté « déluré » colle parfaitement avec les prétentions de l'auto, d'autant qu'il n'est pas obtenu au détriment du confort.

 

Seat Ibiza 1.9 TDI 105 Sport - AutoRide - 14


Bonne affaire

Affichée à 17 550 €, cette Seat Ibiza 1.9 TDI 105 Sport est une très bonne affaire. Ligne séduisante, comportement sérieux, moteur éprouvé et coffre généreux, elle possède tous les bons ingrédients pour semer le trouble dans le rang des compactes polyvalentes.

Merci à la concession Pisano Bodino de Puget sur Argens pour le prêt de l'Ibiza.

Phrase en exergue : Le filtre à particule est également livré en série, faisant de l'espagnole une des voitures les plus propres de sa catégorie

 

Seat Ibiza 1.9 TDI 105 Sport - AutoRide - 15


Par Fred « c'est joueur » Rouvier
Photos Thierry « cet aprem' » Santoni

Par Romain - Lyricis - Publié dans : Citadines
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /Août /2007 13:29

Cela fait maintenant près de 10 ans qu’une  certaine  New Beetle inaugura le style « old school » avec le succès qu’on lui connaît. BMW s'est engouffré dans la brèche avec la Mini Cooper et c’est aujourd’hui Fiat qui revoit la copie de sa mythique 500. 50 ans après le lancement de l'inimitable « pot de yaourt »,  les ingénieurs turinois nous ont préparé une vraie voiture d’aujourd’hui ! Contact…


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Par Thierry « Merci Tiphaineeeeee » Santoni

Photo : Fred « pas touche ! » Rouvier

 


Depuis mi juillet et un lancement plus que médiatique, une petite auto au style très glamour a fait son apparition devant la concession Fiat de Cannes. Force est de constater que mon regard est depuis attiré par ce petit joujou ; il fallait donc que j'en sache d'avantage et que j'aille moi aussi essayer cette auto « pas comme les autres ».

Je décide donc de pousser les portes de la concession ; avant même d'avoir parlé avec le vendeur, je comprenais que quelque chose se passait chez Fiat. De la 500 partout, de toutes les couleurs et dans toutes les finitions ! Il faut dire qu'avec plus de 500 000 variantes possibles (avis a ceux qui ne veulent pas une voiture comme les autres), il y a quoi faire…

Après une discussion avec Thierry Hupin, le chef des ventes, on me propose gentiment d’essayer le modèle le plus musclé, 1,4 16v 100ch Sport. Réputation quand tu nous tiens !


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Forza Italia

 

L’auto se découvre à moi dans une livré noire ornée de bandes horizontales vert/blanc/rouge optionnelles. Montée sur des jantes de 15 pouces, la 500 fleure bon la sportivité. Je me surprends à penser, en la voyant, qu’il ne s'agit peut-être pas d'une voiture réservée à la seule gente féminine…

Les formes arrondies et le capot très court rappellent judicieusement l'auto originale ; le tour de "passe-passe" est donc parfaitement réussi.

En prenant place à bord, grosse surprise : la 500 se la joue très classe avec là aussi une touche rétro très présente. L'équipement se montre très complet avec 7 airbags ou encore un port USB pour écouter Eros Ramazzotti en boucle ! Tendus de cuir de très bonne qualité, les sièges maintiennent parfaitement et toutes les commandes sont d’une grande douceur. Le levier de boîte, haut perché sur la console centrale, tombe idéalement sous la main et participe au sentiment de bien être.

 
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Championne du monde

 

Contact et premières sensations sur l'autoroute : l’auto semble très bien née ; aucuns bruits de plastique, de vent ou de mécanique ne perturbent les oreilles

Découvert sous le capot de la Panda 100 HP, le 1400 cm3 se montre un poil creux sous 4 000 tr/min. Il ne faut donc pas hésiter à jouer de l'excellente boîte 6 pour passer ce cap et jouir du tempérament rageur du bloc italien dans les tours. Le châssis, lui aussi prélevé sur la Panda, se montre largement à la hauteur avec des prises de  roulis très limitées. Le comportement, plutôt neutre en courbe, rend l'auto très facile à utiliser même à des vitesses pas vraiment autorisées… Attention donc à ne pas se laisser griser par les 100 "vrais chevaux" de cette 500 vitaminées!


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Les suspensions sont certes un peu fermes mais le confort est bien préservé par les sièges de très bonne qualité ; un excellent compromis entre sport et confort.

Le freinage, de son côté, apparaît mordant. Il a de plus accepté sans sourciller le traitement que je lui ai infligé, signe d’endurance suffisante pour une utilisation routière.

 

Evoluant à présent en plein centre ville, je découvre le côté séducteur de la belle en me faisant « mater » par tout le monde ! Notre auto d’essai étant noire, j’imagine facilement ce que cela aurait pu donné avec la superbe couleur menthe…


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C’est évidemment dans cet environnement que la Fiat possède un maximum d'atouts : petite et maniable, elle se faufile entre les autres voitures avec une facilitée déconcertante.

Le seul point négatif concerne les rares rangements à bord, pas vraiment adaptés à notre vie d’aujourd’hui : pas de place pour le portable et  pas de boite a gants fermée… La perfection n’apportant pas que du bon (parait-il), je n'en tiendrai pas compte dans mon jugement !

 

Fiat a donc ressuscité sa "piccola" avec succès. Craquante, efficace et bien conçue, elle semble bien partie pour devenir la coqueluche des centres-villes du 21ème siècle. Sachez, histoire de définitivement enfoncer le clou, que Fiat a réussit l’exploit de proposer une voiture originale et de très bonne qualité à un prix raisonnable… Notre 500 d’essai flanquée de sa longue liste d'options s'affiche en effet à 15 122 euros… Dépêchez-vous, il n'y en aura pas pour tout le monde !

Par Thierry Santoni - Publié dans : Citadines
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