Partager l'article ! Essai : Renault Twingo RS: Insensible au roulis, la Twingo se place et avale les courbes avec une précision chirurgicale ...
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Insensible au roulis, la Twingo se place et avale les courbes avec une précision chirurgicale
Suivant l'exemple de ses grandes sœurs Mégane et Clio, la Twingo s'est offert un stage intensif du côté de chez Renault Sport. Métamorphosée dans les moindres détails, la sage petite citadine s'est ainsi muée en redoutable bombinette pour le plaisir des plus sportifs. Action !
Saga sportive
De plus en plus performantes et évoluées technologiquement, les sportives modernes s'éloignent hélas de plus en plus du budget du commun des mortels. Destinées à la base à une clientèle jeune, elles échouent pourtant le plus souvent entre les mains de séniors très peu portés sur l'art du pilotage... Cherchez l'erreur, on en rêve à 25 ans et on peut finalement se les payer à 50 ans sans n'en avoir plus aucune utilité...
Métamorphose
Souvent controversée depuis sa sortie en raison d'un style jugé trop banal, la Twingo 2 acquiert enfin ses lettres de noblesse avec cette version RS. Visuellement, les ailes élargies, les boucliers spécifiques, l'assiette abaissée et les grandes roues donnent tout de suite le ton, avec un style dynamique et racé, très proche du prototype exposé au salon de Paris 2006. Le premier contact visuel fait ainsi l'unanimité parmi l'ensemble des journalistes présents lors de ces essais, ce qui n'avait pas forcément été le cas lors de la découverte de la version de base l'année dernière... Pour ce qui est du châssis, les ingénieurs ont peaufiné la base de la GT, avec des voies avant et arrière élargies, une barre anti roulis arrière de plus gros diamètre, ainsi que des amortisseurs et des ressorts plus fermes. Si un correcteur de trajectoire ESP est monté en série, il peut être complètement désactivé pour ne pas perturber les esthètes du pilotage en force. C'est définition correspond au châssis « Sport » qui équipe la Twingo RS de « base ». Il existe en effet, moyennant 450 euros, l'option châssis « Cup » pour ceux qui ne jurent que par l'efficacité ; la garde au sol est dans ce cas abaissée de 4 mm, les amortisseurs et les ressorts sont encore raffermis de 10 % et les roues passent en 17 pouces.
Pour animer prestement cette jolie plate-forme, les motoristes ont retenu le 1.6 16v que l'on retrouve sur la Clio ou la Mégane. Grâce à une admission retravaillée, des arbres à cames plus agressifs et un décaleur de distribution qui optimise l'ouverture et la fermeture des soupapes, il délivre 133 ch à 6 750 tr/min pour un couple maxi de 160 Nm à 4 400 tr/min.
La griffe sportive se prolonge dans l'habitacle, avec des sièges sport au maintien latéral accru, un pédalier alu, un volant cuir 4 branches, des ceintures de sécurité de couleur orange et des seuils de porte Renault Sport. Le compte-tours est également spécifique, avec une zone rouge débutant à 6 500 tr/min. Pour plus de look, une large gamme de personnalisation est disponible au rayon options, avec en autres des kits de décorations extérieurs, des pommeaux de vitesse, des poignées de frein à main et même des coques de clé de contact Renault Sport.
Sport Touch
Trouvant le moyen d'éviter la conférence de presse précédant l'essai (je sais, c'est pas bien), je saute dans la première auto garée devant la porte, direction le circuit du Luc. Les quelques kilomètres d'autoroutes mettent en avant la bonne insonorisation de l'habitacle et le confort général, malgré l'option châssis Cup qui équipe mon modèle d'essai. En 5ème à 130, le bruit généré par la mécanique reste acceptable, de sorte que l'utilisation de la Twingo RS ne se limitera pas aux seules départementales sinueuses du coin. Plein dès 4 000 tr/min et capable d'accrocher 7 000 tr/min sur chaque intermédiaire, le moteur se signale à chaque accélération par un bruit rageur très typé. Si les montées en régime sont assez linéaires, l'excellent étagement de la boîte 5 rapports permet de constamment rester dans la bonne plage d'utilisation et d'ainsi damer le pion aux berlines mazout surpuissantes qui squattent habituellement la file de gauche... C'est néanmoins sur circuit que l'énorme potentiel de cette RS donne toute sa mesure. Insensible au roulis, la Twingo se place et avale les courbes avec une précision chirurgicale. La direction est parfaitement calibrée avec une bonne remontée d'informations, le freinage est endurant et la mécanique ne démérite pas. Sportive pure et dure, cette RS m'a mis tous les sens en éveil, avec un arrière qui accepte de dériver au moindre transfert de masse appuyé (avec l'ESP déconnecté bien évidemment) et un train avant diabolique. Un coup d'œil aux pneus en rentrant aux stands fini d'ailleurs de me convaincre : l'usure régulière traduit le parfait équilibre du châssis même dans ces conditions « extrêmes ».
Label certifié
Aguicheuse et terriblement efficace, la Twingo RS n'a rien d'une sportive au rabais. Sorte de « mini Clio RS » à prix d'ami, elle s'adresse à une clientèle jeune qui va enfin pouvoir se faire plaisir sans s'endetter sur plusieurs générations. Le sport n'est pas mort et il se démocratise, merci Renault !
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Renault Twingo RS
133 ch >> 1049 kg >> 15 600 € |
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Moteur
4 cylindres en ligne Transmission Traction, boite manuelle 5 rapports Roues AV/AR
Pneus : 195/45R16 (Châssis de base) Frein AV/AR
Disques AV : Ventilées 280 mm Assistantes ESP (déconnectable) Poids/Dimensions
Poids à vide : 1 049 kg Performances
Vitesse maxi : 201 km/h Budget
Prix : 15 600 € |
Merci à l'école de pilotage AGS pour nous avoir accueilli sur le circuit du Luc.
Renseignements : www.agsformule1.com
Tél. 04 94 60 97 00
Par Fred « fallait nous demander » Rouvier
Photos Thierry « oh non pas lui !» Santoni